Bonjour tout le monde !

Comment allez-vous ? Me revoilà pour la suite de nos aventures du mois de septembre… j’ai sacrément tardé à m’y coller… Et pourtant, il reste encore deux étapes à vous raconter (SF et Big Sur), sans compter Halloween et… et…

Alors pour un petit rappel, nous sommes partis en road trip avec notre titine rouge en septembre pour une dizaine de jours. Après le Sequoia National Park et le Yosemite, c’est à San Francisco que nous avons posé nos sacs à dos pour 3 nuits !


Partis de Yosemite dans la matinée, nous étions attendus pour le diner chez les personnes nous hébergeant, à une demi-heure de San Francisco. Nous avons profité de cette journée « trajet » pour faire un crochet par le sud de la baie, et ainsi faire deux étapes sympathiques…

La première nous a permis de découvrir le campus universitaire de Stanford (en passant par la Silicon Valley, que nous n’avons pas pris le temps d’éxplorer).

L’entrée se situe au bout d’une longue allée bordée de palmiers et ouvre sur des bâtiments de pierre ocre.

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Le campus de Stanford, décrit comme le plus beau des Etats-Unis, offre un cadre idyllique, situé à 55km au sud de SF, pour l’une des universités les plus prestigieuses du monde, qui rivalise avec Yale ou Harvard.. Peu de béton, tout ou presque est bâti en vraie pierre ocre dans un style rappelant l’architecture hispanique des missions de Californie.

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L’université n’était au départ qu’une vaste ferme appartenant au gouverneur de Californie, Leland Stanford qui fit fortune dans les chemins de fer pendant la ruée vers l’or. Elle ouvre ses portes en 1891, et est alors extrêmement en avance sur les idées de son temps, mixte et laïque, avec pour vocation de « produire des citoyens cultivés et utiles à la société ».

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Stanford compte désormais 65 disciplines et 15000 étudiants. L’atout de Stanford est d’avoir su, dès les années 1930, rapprocher enseignement et recherche, entreprises high-tech et capital. Nombre de grands dirigeants et prix Nobel sont d’anciens élèves de Stanford.

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Tout comme dans les films hein ?

Les frais de scolarité figurent parmi les plus élevés des Etats-Unis et du monde (environ 35000$ par an et autant pour se loger et se nourrir sur le campus). Sachant cela, nous étions un peu amusés en voyant les étudiants se balader sur le campus, nous demandant quel type de vie ils pouvaient bien avoir… Nous n’avons pu faire qu’un tour en voiture, mais les infrastructures rencontrées avaient déjà « de la gueule » comme on dit !

Deuxième étape à quelques km de là, dans le village de montagne Woodside, dans lequel certaines célébrités ont trouvé refuge, à l’abri des regards, tels que feu Steve Jobs, Neil Young ou… Joan Baez ! Admiratrice que je suis de cette incroyable femme et artiste, j’avais prévu depuis longtemps (avant le départ pour San Diego), d’aller un jour me rendre dans son lieu de vie. Passage rapide près de chez elle, sans croiser sa route, malheureusement !

Samedi 10 septembre, nous avons enfin découvert pour la première fois San Francisco, cette ville si connue, décrite comme un des plus « européennes » des Etats-Unis, avec l’envie d’aller voir de nos propres yeux certains lieux « mythiques » de cette ville tout en collines !

Un petit descriptif du Guide du Routard d’abord pour quelques infos intéressantes :

« Située à 650km au nord de Los Angeles, San Francisco est un peu l’antithèse de cette dernière. Mosaïque de populations, cette ville tournée vers la mer, symbolise depuis les années 1960 l’espérance d’une vie meilleure pour de nombreux exclus ou marginaux de la société américaines – à commencer par les minorités ethniques et sexuelles. De fait, San Francisco est une ville incomparablement différente du reste des Etats-Unis par sa diversité culturelle, son anticonformisme, sa tolérance et son regard tourné vers l’extérieur. Au-delà du mode de vie, le particularisme de SF se retrouve dans l’urbanisme. Comparé à d’autres cités, le centre ville n’est pas écrasé de gratte-ciels et les maisons victoriennes s’imposent encore dans de nombreux quartiers. Semées au gré des fameuses colines et des rues très pentues, elles contribuent indéniablement à faire de SF l’une des plus belles villes du monde. Elle vous enchantera, c’est sûr, avec ses très nombreux quartiers, ses grands musées, sa scène culturelle, ses cable cars qui dévalent les rues, ses plages et ses parcs, jusqu’à l’emblématique Goldan Gate rougeoyant planté dans l’axe de la baie. Ajoutez à cela des dimensions à taille humaine, des rues larges ou étroites où l’on peut marcher sans que cela semble suspect. Par étonnant que les Américains l’aient surnommées « Everybody’s favorite city »…

Ville riche très bobo, SF affiche un revenu moyen supérieur de 46% à la moyenne nationale. Tout n’y est pas rose non plus, certains coins, comme le Tenderloin, concentrent les laissés pour compte par centaines, qui errent interminablement dans les rues avec leur chariot. Et plus prosaïquement pour le visiteur, SF a un inconvénient de taille, son climat ! « Le pire hiver que j’ai passé, c’est un été à SF » a dit Mark Twain… ! »

SF est officiellement composé de 36 quartiers et nous avons privilégié pour cette première visite les « immanquables connus » de la ville ou quartiers recommandés comme sympathiques et ayant une identité forte.

Premier arrêt à Alamo Square où l’on retrouve l’alignement de maisons victoriennes le plus célèbre de la ville, les fameuses « Seven Painted Ladies » sur Steiner Street, donnant en fond, sur les buildings de Downtown.

sam_6191 sam_6192Comme vous le voyez, San Francisco avait décidé de nous accueillir avec son fameux fog (brouillard) ! Le mauvais temps ne nous a pas quitté du week-end et nous avons eu sacrément froid ! Dur dur de remettre les pulls, manteaux et écharpes après tous ces mois sous le beau soleil de San Diego ! On avait presque oublié…

Nous nous baladons ensuite dans Castro, siège de la communauté gay de San Francisco, avec une concentration maximale de bars et boutiques. Vous en avez peut être entendu parler si vous avez regardé le film « Harvey Milk » retraçant l’histoire du personnage du même nom, qui vivait dans ce quartier et s’est imposé comme un des leaders de la communauté gay entre 1972 et 1978.

Balade sympa dans ce quartier aux couleurs de l’arc-en-ciel.

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Et c’est non loin de là, que nous l’avons trouvée…

Cette maison bleue, adossée à la colline
On est venu à pieds, on n’a pas frappé
Ceux qui vivent là, on jeté la clé.

[Musique]

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Après avoir chanté cette chanson encore et encore avec nos « petits scouts »… Haaa l’émotion !

sam_6211Pour l’anecdote, cette maison, située au coeur du quartier Castro (3841 18th Street) fut longtemps un mystère. Il fallut 30 ans pour la retrouver, mais surprise, elle était verte ! Une opération marketing menée par Polydor et une marque de peinture lui a redonné sa couleur mythique.

A pieds, nous nous sommes ensuite rendus à Twin Peaks, colline culminant à 281m, sensée offrir l’un des plus beaux panoramas sur la ville. Je dis bien « sensée », car après une marche bien sportive et glaciale, c’est avec « joie » que nous avons découvert San Francisco… dans un immense nuage gris ! Impossible de voir quoi que ce soit… La déception !

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La vue à mi trajet (aucun intérêt à montrer une photo prise en haut !)

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Et finalement, pendant la descente, on profite enfin un peu du paysage ! On imagine mieux la vue sur toute la ville depuis le haut de la colline !

Poursuite par Tank Hill Park, moins élevé mais offrant une vue sur le Golden Gate Bridge. Vous avez dit quoi ? Ha oui, de la brume, encore !

Descente et pause bien méritée dans une super adresse du quartier Haight-Ashbury, repérée dans le routard : Burger Urge (1599 Haight Street) : « impossible de rater la fresque du Summer of Love » sur le côté et l’énorme burger de 35k qui surplombe l’entrée. Avec des champignons, du cheddar, de l’avocat et de l’alfalfa ou de l’ananas, les burgers, généreusement garnis d’un steak de 220g se déclinent selon envies et appétit. » La déco intérieure n’était pas en reste ! On recommande !

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sam_6223Visite ensuite du quartier, « quartier mythique de San Francisco, qui a vu germer de nombreux mouvements culturels, hippies et premier lieu mais aussi skineads, raves. C’est en 1960 que les premiers hippies d’installent (une maison pour une douzaine de personnes se loue alors 60$ par mois). Les médias s’emparent du phénomène et le popularisent, les jeunes affluent. En mai 1967, un journaliste trouve un surnom de circonstance au quartier où l’on fume pétard sur pétard : Hashbury. Le quartier connait son apothéose en 1967 avec le Summer of Love qui attire plusieurs centaines de milliers de jeunes. En octobre 1967, une cérémonie de 3 jours décrète la fin du mouvement hippie. Aujourd’hui, la jeunesse branchée de SF déambule piercings bien en vue, le long de Haight Street, en un concerts de looks sans cesse renouvelé. »

Nous on a particulièrement aimé cette rue animée, bordée de fresques colorées et de magasins, variés et un peu fous ! Alors oui c’est sûr, on croise du touriste, beaucoup de touristes, mais le quartier offre quand même une certaine authenticité et quelques hurluberlues du coin ! Comme un air de Camden Town (Londres) à SF !

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Nous croisons un bien chouette magasin de vinyles !sam_6239 sam_6241 sam_6244 sam_6246 sam_6247 sam_6248En fin de journée, nous nous rendons au pied de Downtown,…

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Tiens ! Coucou Lolo !

espérant pouvoir prendre le cable car… mais il y a trop de monde et après faire un petit tour de Union Square, centre névralgique de SF avec ses enseignes chics et magasins de luxe, nous préférons finalement nous balader et manger dans Chinatown, quartier chinois abritant aujourd’hui la deuxième plus grande communauté chinoise hors d’Asie après New York avec une population estimée entre 100 000 et 150 000 habitants. Comme d’habitude, on s’y croirait, ou presque !

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Séance de tai-chi en groupe

Nous débutons notre deuxième journée par une petite visite au Golden Gate Bridge, que nous admirons depuis Baker Beach. Ce pont suspendu, réalisé en moins de 5 ans, fut mis en service en 1937. Long de 2737m, il enjambe la baie pour relier San Francisco au comté de Marin, au nord. Chaque semaine, 25 peintres utilisent environ 2t de peinture pour l’entretien ininterrimpu de la structure métallique. Superbe vue depuis la plage, dommage quand même qu’il fasse si gris !

Nous n’avons pas pris le temps de le traverser (6$ en voiture) mais il parait que la route panoramique au nord du pont vaut vraiment le coup.

sam_6273Nous filons ensuite vers Downtown en tram

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(non ce n’est pas de la blague quand je dis qu’on a remis pull et manteaux, abandonnés depuis 10 mois…)

et prenons le cable car, si connu de SF ! Lancés en 1873, classés monuments historiques, les cable cars n’ont pas de moteur. Ils sont tractés le long des rails par des câbles continuellement en mouvement. Pour avancer et grimper les collines, le gripman accroche sa voiture à l’aide d’une pince à un câble d’acier sans fin, défilant à vitesse constante (15km/h) dans une gorge aménagée dans le sol entre les rails. Pour s’arrêter, le conducteur n’a qu’à lâcher prise. Dans les descentes, il se laisse glisser en roue libre, ne se servant que du frein à main. Un trajet coûte aujourd’hui 7$ ; à vous de choisir laquelle des trois lignes encore existantes vous souhaitez arpenter !

Clairement, le cable car représente LA grosse attraction de SF. Pas mal de monde et de queue au premier arrêt en bas de Downtown… N’hésitez pas à monter un peu à pied et attraper le cable car deux ou trois arrêts plus loin, cela évitera la foule. Attention à ne pas se tromper en montant, ils ne vont pas tous dans la même direction !

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Nous prenons la ligne la plus emblématique de SF « Powell-Hyde »…sam_6283… et descendons non loin de Lombard Street, rue célèbre et tortueuse de SF. A l’origine, cette rue particulière permit de ramener à 16% la déclivité de la pente (qui en faisait 27), de sorte que la rue puisse être empruntée par des chevaux. Lombard Street est extrêmement fleurie d’hortensias à la belle saison.

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sam_6300Après cette attraction hautement touristique, nous prenons le temps de nous balader dans les collines de SF. Nob Hill, Pacific Heights et Russian Hill sont décrits comme de superbes quartiers résidentiels, parmi les plus élevés de la ville, affichant des déclivités folles et livrant de prodigieux panoramas sur la baie, l’île d’Alcatraz et maisons victoriennes.

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L’ile d’Alcatraz au loin

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Nous suivons le guide du routard et faisons une balade sympa autour de Green Street, au milieu des pentes abruptes et marches à répétition. Nous sommes effectivement assez impressionnés par les pentes et surtout par les voitures garées !

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Filbert Street, rue la plus abrupte du centre-ville atteint une pente de 31,5% !

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Vous vous voyez vous garer ici, vous ? (Houlà, il y a bien trop de répétition dans cette phrase !)

 

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Impressionnant

Nous passons par le Fisherman’s wharf, ancien quartier de pêcheurs et de conserveries réhabilité, le Wharf s’est transformé en formidable piège à touriste. S’il reste une raison de s’y rendre, c’est pour voir les otaries (mais on en a aussi à San Diego !) et les vieux bâteaux…

sam_6320Clairement, on vous décommande d’y aller, nous n’y avons rien trouvé d’intéressant et à moins d’être fan de bâteaux (et encore), le détour ne vaut pas le coup.

Demi-tour donc sur Télégraph Hill, colline coiffée par la Coit Tower. Balade sympa avec notamment une jolie descente d’escaliers de bois (les Filbert Steps) non loin de la tour. Une promenade charmante et bucolique le long de maisons noyées dans une végétation luxuriante et odorante.

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Vue sur Télégraph Hill

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Et voici venue la fin de cette première rencontre avec la ville de San Francisco !

En toute honnêteté, nous étions assez excités de nous rendre à SF et nous n’avons pas été autant conquis par la ville que nous le pensions. Quelques déceptions face à certaines images mythiques de la ville (« haa… c’est ça ?! ») dont nous nous étions sûrement fait une représentation quasi magique véhiculée par les films, séries, musiques, photos et récits… C’est ça que d’avoir de grandes attentes ! Beaucoup de grisaille et de froid aussi, ça n’aide surement pas à apprécier l’endroit à sa juste valeur.

De bien belles découvertes aussi, notamment les quartiers Castro et Haight Ashbury où nous retournerons nous balader avec grand plaisir ! Car oui, on compte bien revenir (d’autant plus que notre amie Cécile est maintenant dans le coin !). Nous pensons que SF est de ces villes à taille humaine où il fait vraiment bon vivre (bien plus qu’à Los Angeles), et qui vaut le coup d’être redécouverte tranquillement, en prenant le temps de flâner, découvrir des petites adresses, cafés, restos, musées… L’ambiance est très sympa et agréable, et je suis certaine que nous y trouverons notre compte, au-delà des sites touristiques – que nous sommes déjà très heureux d’avoir découvert !

Alors San Francisco, à bientôt… !

 

9 thoughts on “Road trip 2016 – San Francisco

  1. Et bien voila encore un aricle qui m ’emballe ! Envie d’aller visiter SF…peut etre ne suis je pas la lectrice la plus objective…
    Dommage pour joan : vous auriez pu pousser la chansonnette ensemble !

    • Olala pousser la chansonnette avec Joan Baez, t’imagine un peu ? Rien que pouvoir discuter un peu avec elle doit être fou.
      Moi je vous recommande +++ le tour que nous avons fait, je sais que cela vous plairait beaucoup !

  2. C’est drôle, j’ai l’impression qu’on a eu tout pareil. Mêmes quartiers, mêmes impressions, même brouillard sur les Twin Peaks. C’est quand même une ville bien agréable !
    See you 🙂

  3. La montée en vélo des rues pentues, ça doit piquer sévère les cuisseaux!!
    Bon, ben une nouvelle ville à ajouter à la to do list 😉
    Bisous les san diegans, vos articles nous avaient manqués!

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