Le 7 février 2016 se tenait à Santa Clara, en Californie, le « Super Bowl édition 50 » voyant s’affronter l’équipe des Broncos de Denver à celle des Panthers de la Caroline.

Le « Super Bowl »… événement dont j’avais entendu parler moult fois dans diverses séries américaines… A vrai dire, je ne savais pas bien ce que c’était, mais à en croire la série How I met your mother, il devait s’agir d’un événement sportif, diffusé à la TV, réunissant les amis autour de bières et ailes de poulet, les uns étant passionnés par le jeu, les autres par les publicités manifestement amusantes… J’avais en tout cas bien l’intention d’expérimenter ça en arrivant aux USA !

Si comme moi avant le 7 février vous n’avez aucune idée de ce qu’est le Super Bowl, comment ça se passe, ou si vous souhaitez en savoir plus, la suite pourrait vous intéresser !

D’après Wikipedia, mon allié culture rapide, « Le Super Bowl créé en 1967, est la finale du championnat de football américain qui voit s’affronter les vainqueurs des deux conférences pour le titre de champion de la NFL. C’est l’événement sportif le plus regardé aux États-Unis. » (Bon, à la base moi, je croyais que c’était un championnat entier, mais non, seulement la finale !). « Le Super Bowl est un événement majeur de la télévision américaine. Les études d’audience montrent que ce match enregistre des parts de marché considérables, situées entre 40 et 60 %. Sur les dix meilleures audiences de tous les temps aux États-Unis, la moitié d’entre elles sont survenues lors des Super Bowls. Cet engouement s’explique en partie par le fait qu’il s’agit du seul championnat professionnel dont la finale se dispute en une seule partie. Cette finale peut être suivie dans plus de 200 pays et recueille une audience supérieure à 100 millions de téléspectateurs chaque année (essentiellement en Amérique du Nord). C’est moins que la finale de la Ligue des champions de l’UEFA (150 millions chaque année) et sept fois moins que la finale de la Coupe du monde de la FIFA (700 millions en 2010). En 2015, le record détenu devient de 114 millions de téléspectateurs. Les villes font acte de candidature, un peu à l’image des villes olympiques, et la gagnante est désignée par un vote secret entre les 32 propriétaires de la ligue. »

Avec les copains, nous nous sommes donnés rendez-vous à Pacific Beach à 14h30 pour ensuite trouver un bar… tâche difficile tant il y avait du monde partout mais on en a finalement trouvé un vraiment sympa à l’ambiance « plage », coloré et décontracté ! Début du match à 15h, bar plein à craquer, longues tables partagées, télévisions accrochées et allumées partout aux murs en hauteur, hauts-parleurs à fond, serveuses en mini-short rose et grandes chaussettes, « animateur » au micro pour prendre les paris… ha, on y était !

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Ps : JP, on t’a vu !

Concrètement, après commande de bières et jus d’orange, ça se passe comment ? Ha mes amis, j’ai vraiment eu l’impression d’assister à une démonstration du folklore américain dans toute sa splendeur ! Revenons sur le déroulé de l’émission et les « à-côtés » sympas et/ou rigolos :

  1. Lancement de l’émission et ouverture de la finale avec l’hymne national, chanté cette année par Lady Gaga en personne, tout de rouge pailleté vêtue (cils assortis) qui a quand même bien assuré niveau voix. Je ne dirai pas que le niveau sonore du bar est revenu à la normale, mais on a en tout cas senti une attention certaine des clients, tous quels qu’ils soient, redressés et attentifs (les serveuses se sont même arrêtées de servir). Le client à côté de nous, fervent fan du Super Bowl (il a parié plusieurs fois de l’argent au cours du match), s’est figé droit comme un I en portant sa casquette sur son coeur. Les images du stade étaient entrecoupées de vidéos des militaires américains en Afghanistan, pendant lesquelles le bar entier s’est mis à applaudir, applaudissements d’ailleurs intensifiés et accompagnés de cris de joie à la fin de l’hymne. Assez étonnant/impressionnant !

2. Le jeu peut commencer ! Bon là je vais être cash, le football américain c’est trèèèès compliqué ET trèèèèèès long ! Très basiquement :

« Chaque équipe dispose de 11 joueurs sur le terrain. La succession des phases de jeu permet autant de changement que l’on veut. Une équipe comprend une formation d’attaque (11 joueurs), une formation de défense (11 joueurs). L’équipe en possession de la balle, doit la faire progresser jusqu’à la zone d´en-but adverse (end zone). L’équipe de défense doit empêcher cette progression. Un coup de pied d’engagement (kick-off) est effectué au début des premier et troisième quart-temps à 15 yards du centre. L´autre équipe réceptionne la balle et remonte le plus de terrain possible. A partir de là, l’équipe d’attaque doit faire avancer le ballon jusque dans la zone d’en-but adverse du terrain. Pour ce faire, elle doit, pour conserver la possession du ballon et continuer sa progression, couvrir au moins 10 yards (9,10m) en quatre tentatives (downs), soit par des passes vers l´avant (une par tentative), soit par des courses au sol. Si ce contrat est rempli, l´attaque dispose d´une nouvelle série de 4 tentatives (first down) pour parcourir à nouveau au moins 10 yards et ainsi de suite jusqu´à l´en-but. Il y a 3 façons différentes d’inscrire des points en football américain. :
le TOUCHDOWN : il vaut 6 points. C’est l’équivalent de l’essai au rugby à la différence qu’il n’est pas nécessaire d’aplatir. On peut le complèter par un coup de pied entre les poteaux à 1 point (Extra Point) ou par un « mini » touchdown qui ne vaut que 2 points (two-points conversion). La première option est la plus courante, la seconde étant bien plus compliquée.
le FIELD GOAL : il vaut 3 points. C’est un coup de pied entre les poteaux tenté lors d’une phase de jeu.
le SAFETY : assez rare, il vaut 2 points. C’est le fait de plaquer le porteur du ballon dans sa propre zone d’en but. Un fumble de l’attaque qui sortirait de la zone d’en-but (en ballon mort) donne aussi un safety à la défense. L’équipe victime du safety dégage le ballon au moyen d’un coup de pied (balle en main) depuis ses 20 yards. Ce coup de pied est appelé FREE KICK. »

Ca y est, je vous ai perdu ?? Il y a aussi une histoire assez importante de « quaterback » (vous savez, c’est toujours LE beau-goss dans les séries ou comédies romantiques d’ados !), je crois que c’est le joueur qui réceptionne la balle par l’arrière, mais en réalité, je n’en suis pas sûre du tout…

Pour les téméraires qui souhaitent en savoir plus mais de manière simplifiée, vous pouvez cliquer ici et retrouver un complément des informations données !

Vous pourrez un extrait du match 2016 ci-dessous :

3. Les publicités ! Haaa, l’instant « commercials » tant attendu ! Le jeu est coupé toutes les 4 minutes d’une page de publicité, celles-ci étant toutes plus originales et loufoques les unes que les autres. Pourquoi ?

Toujours d’après Wikipedia : Avec des chiffres d’audience d’un tel niveau, le coût des annonces publicitaires atteint des sommets. Ainsi, une annonce de trente secondes pendant le Super Bowl XLI était facturée 2,7 millions de dollars et le prix s’élève à 4 millions de dollars les 30 secondes pour le Superbowl XLVI en 2012.

A un tel prix la seconde, tu m’étonnes qu’il faille trouver un message et des images percutants ! Assurances, voitures, bandes-annonces de films, problèmes gastriques, tout y passe, et avec humour, certaines stars américaines n’hésitant pas à être de la partie ! Ci-dessous, le présumé « Top 10 » des meilleures publicités de cette édition.

En réalité, on a bien rigolé pour les premières publicités mais après on a un peu lâché l’affaire, pas facile de se concentrer sur des blagues en anglais dans un tel brouhaha !

4. La mi-temps ou, d’après moi, LA MEILLEURE PARTIE DU SUPER BOWL. Alors ici, ça rigole pas avec la mi-temps ! L’émission sportive est en effet coupée d’un concert en direct live d’un chanteur, groupe, voire plusieurs « guests », très attendu du public et des américains en général. Cette année, le concert de la mi-temps a été performé par Coldplay, Beyoncé et Bruno Mars. Des couleurs, des fleurs, des paillettes, des battles de danse, un public en folie… du grand show à l’américaine ! Hauts parleurs à fond la caisse dans le bar, nous avons commandé nos ailes de poulets avec diverses sauces pour pouvoir complètement dire « on y était ! ». C’était « bon », c’était chantant, c’était l’ambiance ! Et surtout, à la TV, c’était les USA comme on les imagine depuis la France, pas de doute !

5. Reprise du jeu (après déjà 2h30 dans le bar) pour une nouvelle mi-temps. Là, clairement, faut avoir la motivation… !

Sourds, fatigués par le monde et finalement un peu (beaucoup) largués niveau jeu, nous avons décidé de quitter le bar, tant pis pour les résultats !

En conclusion, le Super Bowl semble vraiment être un événement important pour les américains et c’était plutôt chouette de découvrir ça ici !

J’ai aimé : l’ambiance joyeuse et décontractée dans le bar (même si certains semblaient vraiment prendre le jeu au sérieux !), les quelques pubs rigolotes, commander des ailes de poulets comme dans les séries, partager la tables avec d’autres clients, me faire surprendre par les applaudissements et cris de joie des supporters (à des moments qui me paraissaient tout à fait impromptus), bien sûr, le  concert de la mi-temps, et plus généralement, découvrir le « folklore » associé au Super Bowl.

Je n’ai pas aimé : le bruit vraiment trop fort dans le bar, le fait de ne rien comprendre au jeu (non, ça n’est pas allé en s’améliorant au fur et à mesure) et plus généralement la longueur de l’émission/du match dont les actions semblent un peu lentes et répétitives.

J’ai été surprise/un peu décontenancée : par autant de show et de tape à l’oeil frolant parfois le too much. J’ai globalement bien retrouvé l’image/l’ambiance américaine véhiculée dans certains films ou séries, que soit dans les images diffusées ou comportements des supporters du bar, et j’avoue ne pas être certaine d’être toujours bien en phase avec tout ça !

Contente malgré tout d’avoir découvert le Super Bowl, occasion je crois surtout, autant pour nous que pour les américains, de se retrouver et passer du bon temps entre amis !

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10 thoughts on “On a testé… le Super Bowl (2016)

  1. On oublie de dire que pendant ce temps certains vont travailler !
    Bon j’aurais l’occasion l’année prochaine… Ca doit valoir le coup, au moins pour la bière et les ailes de poulet (et les serveuses en mini-short !).
    Prochaine étape: le match de baseball !

  2. oh la la ..
    On a nos prochains déguisements et chorégraphies des futures fêtes.
    Ils ont le sens du spectacle et du drapeau ces américains .

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