« Alors, l’Amérique, c’est comment ? »

Voilà le genre de question que l’on peut poser à de nouveaux expatriés français… Et pourtant, difficile de répondre succinctement tant la question est vaste, l’histoire du pays et les systèmes politique, économique et social différents ! Alors comme nous ne maitrisons clairement pas encore assez ces sujets (nous en sommes encore à la phase découverte !), voilà pour commencer 10 différences anecdotiques entre France et USA que nous vivons au quotidien, qui nous ont un peu « surpris » à notre arrivée, et auxquels nous ne prêtons maintenant plus tellement attention…

*

1) « How are you doing ? »

Ou comment toutes les personnes croisées au cours de la journée nous demandent comment ça va ! Quand je dis « toutes », je pèse mes mots ! Cela va du propriétaire, au bénévoles du centre, au collègue, au voisin, au chauffeur de bus, au caissier, au banquier, et j’en passe ! J’avoue qu’au début nous ne comprenions absolument pas pourquoi des inconnus se souciaient de savoir si nous allions bien ! Nous avons vécus quelques jolis épisodes de flottement pendant bien deux-trois semaines, tenté quelques réponses, mais notre regard interloqué et notre délai de réponse laissaient planer comme un certain malaise… Bon finalement, on a fini par poser la question : il s’agit uniquement d’une formule de politesse, il n’est pas nécessairement attendu une réponse et évidemment, ce n’est pas le moment de s’attarder sur ses coups de mous et humeurs. Finalement, un rapide « fine, thanks » est bienvenu pour passer à autre chose et dans le cas où on commencerait à connaitre un peu la personne, un poli « and you ? »est éventuellement possible. Ouf, voilà une affaire réglée ! Je ne suis même plus surprise quand le chauffeur de bus ou l’hôtesse de sdge (edf) me pose la question !

*

2) Voiture et klaxon :

Les voitures émettent un son de klaxon lorsqu’elles sont fermées à distance par leur propriétaire. Et là vous vous demandez sûrement « mais en France, ça fait quel bruit ? « . Et bien ça fait simplement un petit « bip » ! On ne prête maintenant absolument plus attention à ce bruit, mais durant les premières semaines, je sursautais et tournais la tête très régulièrement lorsque je marchais sur le trottoir, pensant me faire klaxonner mais ne comprenant pas bien en quoi j’avais pu constituer un danger, ni même pour qui !

*

3) Les fenêtres :

Comme dans beaucoup de pays, les fenêtres n’ont pas de volets, laissant passer un maximum de lumière dès 6h du matin (on a quand même droit à des persiennes, c’est pas si mal !). Mais outre l’absence de volets, nous avons découvert que les fenêtres ici ne s’ouvrent pas en grand en tendant le bras devant ; elles se montent ! Malheureusement, l’espace du bas est recouvert d’une moustiquaire, et si cela laisse passer l’air, cela ne permet pas de sortir la tête dehors,  faire sécher ses chaussures propres ou aérer sa couette ! Cela peut parfois donner l’impression d’être un peu enfermé chez soi !

*

4) Le cash back :

Après avoir payé ses courses par carte bleue, l’écran de la machine demande si l’on souhaite du « cash back » (de la monnaie). Graaaand moment de solitude la première fois que j’ai lu ce message : je ne savais pas de quoi il s’agissait et le caissier ne faisait rien pour m’aider à comprendre : « c’est quoi du cash back » – « votre monnaie » – « mais j’ai payé par carte, pourquoi j’aurai de la monnaie ? » – « c’est comme vous voulez… » – « mais il vient d’où cet argent ? » – « ben c’est le votre ! » – « mais j’ai payé par carte ! pourquoi j’aurai de la monnaie ? il vient d’où l’argent ? est-ce que j’ai payé pour ? » – « c’est le votre, vous en voulez ou pas ? » – « mais pourquooooi j’auraaai de la monnnaaaie ? Est-ce que j’y ai droit ou est-ce que je l’ai déjà payé avec ma carte ? « … Tout cela dans un anglais plus qu’approximatif bien sûr.  Face au regard vide du caissier qui ne semblait pas vouloir m’éclairer, j’ai fini par cocher « non » et m’en aller (ce genre de situation où tu sors du magasin – après avoir tourné 2h dans les rayons pour trouver un yaourt nature – limite les larmes aux yeux !). Bon en fait, le cash back, c’est simplement la possibilité de faire un retrait après avoir payé ses courses, comme au distributeur de la banque. Mais pourquoi il ne m’a tout simplement pas expliqué ça ?

*

5) Commissions :

En parlant de distributeur bancaire… si on ne retire pas au distributeur de sa banque (mais à un autre donc), on est taxés de 3$ de commission !

*

6) Mesurer la pression des pneus :

D’une part, le regonflage des pneus est ici payant : on paye directement 75 cents en pièces de 25 cents à la machine. D’autre part, et c’est l’info la plus importante : les machines ne sont pas dotées de l’appareil permettant de mesurer la pression de chaque pneu ! Il faut acheter son petit appareil perso (trouvable chez Target ou Walmart, probablement aussi directement au garage), qui vient se fixer sur la valve du pneu et nous indique la pression en bar.
Je ne comprends toujours pas pourquoi, malgré la multitude de blogs et forums consultés avant notre départ, je n’ai jamais lu ces infos nulle part !
Bon forcément, n’étant pas familiers de ce système, notre première session payée s’est terminée avant que les 4 pneus soient correctement gonflés, et il nous a donc fallu payer une deuxième session ! La prochaine fois, on rentabilisera mieux notre temps !

1453150868876                                 1453139555715

*

7) Journaux :

Pour acheter le journal, nul besoin de se rendre en papeterie : outre les journaux déposés (jetés comme dans les films ?) sur le perron de certaines maisons, il est possible de se procurer un journal en payant tout simplement à l’un des nombreux distributeurs, sous forme de boite au lettre, dans la rue ! La boite est fermé par une vitre qu’il est possible d’ouvrir pour récupérer un exemplaire du journal après avoir versé quelques pièces dans la fente sur le côté. En soi, il serait possible donc de payer une fois et récupérer plusieurs journaux mais… cela ne se fait tout simplement pas aux USA !

20160209_090820

*

8) Immeubles, courrier et colis :

Les immeubles n’ont pas d’interphone, les boites aux lettres pas de fente. La plupart des colis et commandes sont déposés directement sur le paillasson devant notre porte, parfois dans le hall de l’immeuble, sans avis de passage. Ici, on n’imagine pas que le colis puisse être « volé » par un voisin ou quelqu’un de passage. Il n’est donc pas rare (si ce n’est « habituel ») d’avoir des colis posés dans l’entrée de l’immeuble ou devant les portes. Plutôt pratique ! (Bon il y a aussi d’autres colis qu’il faut aller chercher dans un point relais, d’autre encore qui seront livrés devant la porte uniquement si on dépose un papier signé sur le paillasson avant de partir au travail…)

*

9) Les béquilles :

Bon ce point est peut être complètement inintéressant mais : les béquilles n’ont pas la même forme qu’en France. Ce sont des béquilles « axillaires » que j’associe aux « anciennes béquilles » ! Une idée du pourquoi du comment ?

*

10) Les prix :

La plupart des restaurant, mais aussi boutiques de service (comme les salons de coiffure, de manucure, …) n’affichent pas leurs prix en vitrine ou en extérieur ! Du coup, même si on se n’attend de toute façon pas à manger dans des restos de haute gastronomie, on ne peut pas se figurer du standing du lieu en zieutant sur les tarifs des plats… Idem pour la coiffure ou autre type de service, il vaut donc mieux faire sa recherche sur internet avant de pousser les portes d’une boutique ! (Je ne parle pas des taxes et pourboires… ça viendra plus tard !)

*

Voilà pour ces quelques différences anecdotiques que nous pouvons rencontrer ici. Rien d’absolument incroyable on est d’accord, mais c’est toujours amusant de constater ces petites différences d’un pays à l’autre ! J’en ai encore un paquet sous le coude, là c’était un article un peu « random », mais bientôt plus de petits détails sur la conduite, les repas et la nourriture, les « bonnes manières et conduites américaines »… !

En espérant que ce nouvel article vous ait plu !

A bientôt !

 

18 thoughts on “10 différences anecdotiques entre France et USA au quotidien

  1. ah je sens que Sarah va aimer le détail béquilles, en se disant que les axillaires sont derrière elle!
    bonne précision pour les volets ….Ca c’est pour ta Mère et aussi pour moi !
    Bon tout ça va nous servir très bientôt !
    Eh Emma how are you doing ?
    Bzz

    • I’m fine, thanks. AND YOU ? (là, tu devines la notion de proximité entre nous… !)
      Oui, j’ai pensé à Sarah aussi pour les béquilles… mais c’est de l’histoire ancienne !

    • Ha bah on fait comme pour certains petits colis en France. Je suppose que le facteur a une clé qui ouvre toute la structure pour pouvoir glisser le courrier dans chaque boite !

  2. Bonjour Emma,
    C’est pour ses détails que j’aime bien vous lire ( et les descriptions).
    Ma fille me disait qu’aux US il est possible de laisser du courrier à envoyer dans sa propre boîte et que le facteur le récupère en faisant sa tournée à condition de lever le petit drapeau des boîtes aux lettres. L’avez-vous vu ?
    La vente libre de certains médicaments dans les magasins m’a surprise lorsque nous avons passé quelques jours à San Francisco.

    • Bonjour,
      Merci pour ce message ! Effectivement, la quantité de médicaments en vente libre en magasin est assez impressionnante ! Cela aurait tout à fait pu constituer un point de l’article, mais pour le coup, on m’en avait parlé avant le départ et malgré le caractère atypique de l’affaire, j’ai donc moins été surprise !
      Je n’avais jamais entendu parler de cette possibilité « courrier », c’est intéressant ! J’ai vérifié sur ma boite aux lettres, je n’ai pas de petit drapeau… je me renseignerai !

    • Hum… je n’ai pas encore vu cette pratique ici ! Mais les américains restent fous du lait frais, on ne trouve pas de lait UHT ici ! Il est par ailleurs vendu non pas au litre, mais au gallon (4L), d’où la difficulté à gérer notre consommation de lait… (bon, en réalité, on peut trouver un plus petit conditionnement, mais pour quasi le même prix, ça ne vaut pas vraiment le coup !)

  3. Salut Emma,
    Très intéressant ton article.
    Le cash back c’est la même chose en Belgique
    Concernant le format de la date j’ai posé la question du pourquoi de ce format a des américains qui n’ont pu me donner de réponse ! Mais étaient d’accord pour dire que notre format de date était plus logique.
    Have a nice WE !

    • Hi Cecile, thank you very much for your contribution !
      Je ne savais pas que le cash back existait aussi en Belgique. Ca a son aspect pratique, mais ici, on se fait toujours taxer de 3 à 5$ quand on ne retire pas au distributeur de sa banque, est-ce le cas aussi en Belique ?
      Pour la date, oui je trouve aussi notre format plus logique mais finalement on s’y fait ! Une fois qu’on s’est mis en tête que la date se disait « in november the 20th », ça roule tout seul pour l’écriture « 11/20 » (info : c’est la date de mon anniv…)
      Have a nice week !

      • Il ne me semble pas que l’on se faisait taxer en Belgique quand on retirait au supermarché. Effectivement ça avait son côté t’es pratique. On avait également mis un peu de temps à comprendre ..
        La date je vais essayer de la retenir, étant tres proche de la mienne 11/18 ?

        J’adore lire ton blog, vraiment sympas tes articles.
        Un petit article sur l’ambiance dans le contexte des élections ?
        Havé a Nice week
        Cécile

  4. Article très intéressant!! On n’imagine jamais les différences culturelles au quotidien tant que l’on ne nous le raconte pas!

    Bon courage et gros bisous à vous 2

    Julien

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

87 + = 89